Une pièce sans Wi-Fi ? Le câblage électrique peut servir de relais

Un kit CPL transforme les prises électriques en liaison Ethernet vers la pièce mal couverte, sans perçage, mais le câblage du logement décide du résultat.

Clémentine Rabouin Par Clémentine Rabouin
4 min de lecture
Une pièce sans Wi-Fi ? Le câblage électrique peut servir de relais
Un boîtier réseau et ses câbles Ethernet bleus sont suspendus à un mur, reliés à une prise électrique.

En bref

  • Le CPL réutilise l’installation électrique pour relier une pièce mal couverte au routeur, sans percer ni tirer de câbles.
  • Le débit peut atteindre le gigabit, dans la limite de l’abonnement auprès du fournisseur d’accès.
  • Les deux adaptateurs doivent partager le même circuit, et multiprises comme parasurtenseurs sont à éviter.
  • Lors d’un test dans un logement ancien, le débit a perdu de 15 % à 20 % en moyenne.

Une pièce où le Wi-Fi n’arrive plus se règle parfois sans toucher aux murs : un adaptateur CPL, pour courant porteur en ligne, fait circuler la connexion dans les fils électriques déjà posés. C’est la piste détaillée par ZDNet France pour les logements où le signal se perd.

Des zones mortes fréquentes, des réflexes avant d’acheter

Les logements à plusieurs étages, avec des cloisons ou d’autres objets sur le trajet du signal, connaissent bien le problème : la couverture se dégrade, voire disparaît tout à fait. Avant de dépenser, ZDNet France conseille deux vérifications simples : déplacer le routeur et repérer les murs ou obstacles qui créent ces zones mortes.

Si cela ne suffit pas, deux familles de solutions s’offrent à vous. Le répéteur Wi-Fi prolonge un signal existant, mais la retransmission peut donner une connexion plus faible ou plus lente dans la zone visée. Le CPL, lui, remplace ce maillon par un tronçon filaire invisible : c’est une alternative plus discrète que des câbles Ethernet tendus dans toute la maison, et il peut offrir une connexion plus proche d’un Ethernet direct, souvent préférable pour le streaming et les jeux. Tout dépend toutefois du logement, de son câblage et de sa superficie.

Choisir un kit : débit, portée et câbles

Trois critères comptent à l’achat : la portée, les débits annoncés et la présence ou non de câbles Ethernet dans la boîte. Les adaptateurs peuvent atteindre le gigabit, selon l’abonnement auprès du fournisseur d’accès, de quoi suffire au streaming en haute résolution et aux jeux vidéo.

Modèle Repères cités
Mercusys MP500 Kit utilisé pour le test, annoncé Gigabit avec une portée de 300 mètres
TP-Link AV1000 90 €, très bien noté par les clients
Netgear PLP2000 90 €, très bien noté par les clients

Le kit testé contenait deux câbles ; l’auteur en a remplacé un par un câble de 30 mètres, car il ne comptait installer qu’un adaptateur, pour le téléviseur du salon.

Installer les adaptateurs

  1. Branchez le premier adaptateur sur une prise proche du routeur, puis reliez-le à celui-ci avec le câble Ethernet fourni. La plupart des répéteurs CPL se branchent sur un port LAN : en cas de doute, le manuel du routeur indique lequel utiliser.
  2. Branchez le second adaptateur sur une prise de la zone morte. Son port Ethernet, en dessous, se relie par câble à l’appareil qui doit accéder à Internet.

Certains modèles possèdent un bouton qui établit une connexion sécurisée et chiffrée entre les adaptateurs. L’appairage peut se faire seul, mais ZDNet France recommande d’appuyer dessus lorsqu’il existe, pour un surcroît de sécurité.

Ce qui peut gâcher le résultat

Les deux adaptateurs doivent se trouver sur le même circuit électrique, et un câblage de mauvaise qualité peut empêcher d’atteindre les débits espérés. Sur des circuits différents, le CPL fonctionne parfois, sans garantie : si tous sont reliés au même compteur et à la même alimentation, le signal devrait passer, alors que des compteurs distincts peuvent poser problème.

Les interférences comptent aussi : les appareils électriques, ménagers notamment, peuvent perturber la liaison. Mieux vaut brancher les adaptateurs directement sur une prise murale. Les multiprises introduisent du bruit, et les parasurtenseurs filtrent ou bloquent les signaux, ce qui empêche le CPL de bien travailler.

Les maisons anciennes ne sont pas exclues, à condition que le câblage soit de bonne qualité et que les défauts aient été corrigés. Mélange de câbles anciens et récents, circuits multiples, tronçons longs et courts, défauts cachés dans les murs : plus la configuration est complexe, plus les connexions risquent d’être lentes ou peu fiables.

15 % à 20 %de baisse moyenne du débit, mesurée par l’auteur sur trois tests en 24 heures

Ce résultat vient d’une Smart TV Samsung, dans un logement des années 1960 au câblage jugé douteux. L’auteur l’estime satisfaisant, et la connexion ne s’est pas interrompue une seule fois. Il s’agit d’une mesure unique, non d’une règle pour tous les foyers.

Photo : Nothing Ahead / Pexels

Clémentine Rabouin

Cybersécurité, webmarketing, internet, mobile et startups

Clémentine Rabouin

Clémentine Rabouin a travaillé dans deux jeunes entreprises bordelaises, d'abord au support puis au marketing. Elle couvre le webmarketing et l'écosystème des startups pour Kozaknet : acquisition, référencement, levées de fonds et outils. Elle demande toujours à voir les chiffres avant de parler d'un succès. Elle nage en eau libre l'été sur le lac de Lacanau.